L’hypnose : comment ça marche ?
Grâce à un état modifié de conscience, la personne accompagnée par l'hypnohérapeute, communique avec son inconscient, afin d’y puiser les ressources les plus essentielles qui sont en elle. Elle peut ainsi développer sa créativité, ses capacités d’apprentissages, de mémorisation et de souvenir, modifier ses perceptions de l’écoulement du temps, maîtriser ses émotions, gérer ses douleurs etc,,. Ainsi, c’est la mobilisation de ses propres ressources internes qui permet au patient d’atteindre son objectif. Les solutions venant du sujet lui-même, les résultats sont véritables et durables !
Combien de séances d'hypnose sont à prévoir ?
''Fais-le, ou ne le fais pas. Mais il n'y a pas d'essai !'' - Yoda
Souvent la plus difficile à amorcer, la première étape est celle qui exige un engagement envers soi-même. Être en thérapie, c'est effectuer un travail sur soi ! Le nombre de séances varie largement d'un individu à l'autre. Votre engagement ouvre la porte aux changements et à l'atteinte de vos objectifs. C'est la condition première vers la réussite. L'hypnose est un outil au service de votre motivation profonde de changement, et cet outil vous offrira ce que vous êtes prêt à investir pour en retirer le meilleur. La vie est le mouvement, le changement c'est vous !
De son côté, l'hypnothérapeute s'engage à accompagner le patient dans un processus de la résolution du problème ou du conflit pour lequel il consulte, à l'aider à mobiliser ses propres ressources internes, à ce qu'il chemine vers une autonomie et vers un mieux-être, et d'autre part, de lui permettre d'atteindre une meilleure qualité de vie.
La durée de l'hypnothérapie dépend de nombreux facteurs tels que la gravité des problèmes, la nature des objectifs visés et la durée de la période d'adaptation (pour se sentir à l'aise, etc,..). L'hypnothérapie est un processus de changement. Elle est considérée comme une thérapie brève et son efficacité est rapide, significative et durable. Après seulement quelques séances (la thérapie peut variée entre 4 à 15 séances, selon la problématique), la vie de l'individu aura réellement évoluée vers plus d’épanouissement et un mieux-être significatif. Certaines personnes peuvent constater une amélioration dès les premières séances ! Cela ne signifie pas que l'on obtient des résultats en claquant des doigts, mais le nombre de séances en hypnothérapie n'a rien à voir avec des approches thérapeutiques plus traditionnelles.
Il faut en finir avec l'idée que l'hypnose peut résoudre tous les problèmes en une seule séance. L'hypnose n'est pas un coup de baguette magique !
En résumé, si le patient se donne carte blanche, ainsi qu'à son hypnothérapeute, tout est possible ! L'hypnothérapeute est un guide et le patient est le héros de sa thérapie.
Au fil des séances, l'hypnothérapeute et le patient évaluent ensemble l'évolution de la situation (changements, les progrès, les nouvelles attitudes et les nouveaux comportements, les nouvelles pensées, les différentes façons de voir les choses ; changements physiologiques observables, etc,..). L'objectif de départ sera réévalué au fur et à mesure des séances afin de permettre au patient d'observer et de constater par lui-même la progression de ses propres efforts.
Quelle sera la profondeur de l'hypnose ?
Ce n'est ni vous, ni l'hypnothérapeute qui décide de la profondeur de votre hypnose mais votre inconscient !
C'est vrai que vous pourriez me faire faire n'importe quoi ?
Bien sûr que non ! Nous avons en nous un gardien qui veille sur notre morale, nos valeurs. Si l'hypnothérapeute vous demande de faire quelque chose qui va à l'encontre de votre morale, vous ne le ferez pas, ou bien vous vous "réveillerez". En hypnose, nous pouvons faire des choses réellement prodigieuses, mais on ne nous fait pas faire quelque chose que nous ne voudrions pas faire. En revanche, l'hypnose vous permet de réaliser des choses que vous ne pouviez pas réaliser auparavant, ou d'exprimer des choses que vous ne pouviez pas exprimer.

Au bout de combien de séances faut-il cesser l'hypnose si l'on n'obtient pas de résultats ?
C'est une vieille idée reçue de croire que l'hypnose ne "marche" pas sur tout le monde. Il y a une toute petite partie de la population qui n'est pas perméable à la suggestion et cela peut s'expliquer, même si c'est un peu long. La plupart du temps, ces personnes ne persévèrent pas au-delà de deux séances. Leur "imperméabilité" est une protection et tant qu'elles ne sont pas prêtes à travailler sur cette protection, il est inutile d'insister. Mais encore une fois, je parle là d'une infime minorité. Pour les autres, je crois simplement qu'il y a un temps pour tout. Un temps où nous sommes prêts pour le changement, et un temps où nous croyons que nous sommes prêts. Or, si vous croyez seulement que vous êtes prêt et que vous ne l'êtes pas réellement, vous pourrez choisir n'importe quelle approche thérapeutique, vous n'obtiendrez pas les résultats escomptés. Cela signifie que, si l'on arrête sa thérapie par hypnose, ce n'est pas parce que l'hypnose ne "marche" pas ; c'est parce que le temps du changement n'est pas encore venu et qu'une partie de nous a besoin du symptôme. Cela peut vous choquer mais c'est ainsi. Il faut accepter de parler des résistances au changement, qui sont souvent très fortes...
On m'a parlé de l'effet "retard" en hypnose. Qu'est-ce que c'est ?
Pour faire un parallèle avec l'induction hypnotique, on ne sait jamais de prime abord si le patient va entrer en hypnose dès les premières minutes de la séance, ou bien au bout de cinq minutes, ou bien de dix... On ne sait pas non plus s'il va dès la première fois entrer dans une transe profonde, ou plutôt légère... Eh bien de la même façon, il y a des patients dont le changement s'opère instantanément, en une seule séance. Chez d'autres, il s'opère progressivement, de séance en séance. Et enfin, il arrive que chez certaines personnes, le changement se déclenche plusieurs jours, voire plusieurs semaines après l'issue de la thérapie. C'est çà, l'effet "retard" de l'hypnose. C'est un peu comme si l'inconscient avait besoin de ce temps de latence pour organiser, pour préparer au mieux le changement.
C'est vrai que tous les hypnothérapeutes utilisent les mêmes techniques ?
Bien sûr que non ! Tout d'abord, il y a "hypnotiseur", "hypnothérapeute" et "hypnoanalyste". Le premier fait de l'hypnose de spectacle, le second de la thérapie essentiellement symptomatique, le troisième de l'analytique. Par ailleurs, l'hypnothérapeute soigne effectivement la plupart du temps des maladies, c'est-à-dire qu'il intervient sur des symptômes, alors que l'hypnoanalyste s'intéresse à des malades, à des individus toujours uniques, ce qui est fondamentalement différent. Cela signifie qu'il doit faire preuve d'une grande souplesse, d'une grande capacité d'écoute pour s'adapter à la personne qui est en face de lui. Aussi bien pour induire l'état hypnotique que pour exploiter l'état hypnotique, il utilisera donc des méthodes différentes, en harmonie avec une personne donnée.
Quand on dit que l'hypnose est une thérapie brève, vous êtes d'accord ?
Oui, bien sûr ! Cela ne signifie pas que l'on obtient des résultats en claquant des doigts, mais le nombre de séances en hypnothérapie n'a rien à voir avec des approches thérapeutiques plus traditionnelles. Ceci dit, il faut en finir avec l'idée que l'hypnose peut résoudre tous les problèmes en une seule séance. Seuls de très rares cas sont justiciables d'une séance unique. Et encore !... cela dépend de la motivation, la collaboration, l'ouverture et de l'engagement du patient dans sa thérapie.
Lien et extraits du site : http://www.priorite-sante.com/
Qu'est-ce que l'hypnose ericksonienne ?
L'hypnose ericksonienne se distingue de l'hypnose classique. Dans cette dernière, l'hypnotisé perd son libre-arbitre et est soumis au pouvoir suggestif de l'hypnotiseur. Dans la cas de l'hypnose ericksonienne, le patient est induit dans un état de conscience intermédiaire entre veille et sommeil, il garde le contrôle de ses actes et l'intégralité de son libre-arbitre. Le thérapeute suggère, mais n'impose rien.
L'hypnothérapeute fait généralement un usage intensif de la " métaphore thérapeutique ". Cela veut dire qu'une fois connu le système de croyance et de représentation du patient (sa mythologie personnelle), il invente des histoires, des contes, des paraboles, des fables appropriées. Il les choisira de manière à ce qu'elles prennent place dans ce système de représentation mais, dans le même temps, l'ouvrent à des virtualités non encore explorée, créent de nouveaux sens capables de soulager la tension ou le tourment.
Notons enfin que l'hypnothérapeute, comme le thérapeute systémique, opte pour une attitude résolument active. Il n'hésite pas, au besoin, à proposer, ou même à imposer, des tâches à réaliser hors des séances. L'idée sous-jacente est que la thérapie ne se limite pas aux entretiens thérapeutiques. Elle se prolonge dans la vie de tous les jours.
Qu'est-ce que l'hypnose thérapeutique ?
L’état hypnotique est un état de conscience modifié spontané ou induit par des interactions avec l’environnement. Cet état se manifeste généralement par une détente profonde du corps, une sorte de léthargie, avec un état de concentration accrue vers des phénomènes internes. La combinaison entre ce relâchement physique et une attention extrême permet une disponibilité et une expression facilitée des sentiments par rapport à un objet, un thème précis concernant la personne hypnotisée.
En thérapie, deux caractéristiques de l’hypnose sont très intéressantes car elles facilitent le travail du thérapeute. L’état de dissociation, c’est à dire état où le comportement n’est plus dirigé par la volonté mais plutôt par l’activité inconsciente, et l’attention sélective, l’augmentation de la capacité de se focaliser, permettent une réaction accrue aux suggestions.
Contrairement à un préjugé répandu, être en état hypnotique ne signifie pas être soumis à l’hypnotiseur. L’état de transe augmente la capacité de choix du patient. Une intervention qui ne correspondrait pas à un de ses propres besoins provoque une très faible à nulle réactivité aux suggestions.
Quelle interaction entre hypnothérapeute et l'hypnotisé ?
En thérapie, il y a une implication mutuelle entre le patient et le thérapeute pour mener un projet visant au mieux-être du patient. Dans le meilleur des cas, au fur et à mesure des séances, un climat de confiance s’installe permettant un changement, d’une part remarqué par le thérapeute, et d’autre part acceptable par le patient.
Qu'est-ce que l'hypnose médicale ?
Hypnos en grec signifie sommeil. De quel sommeil s'agirait-il lorsque l'état d'hypnose est réalisé ? De la mise en veilleuse de la conscience claire et distincte (que l'on peut nommer aussi conscience consciente ou esprit conscient) au profit de l'éveil d'une conscience inconsciente.
La conscience est dite consciente dans la mesure où elle est restreinte, car elle ne peut porter son attention qu'à un nombre limité d'éléments. La conscience est dite inconsciente dans la mesure où elle supporte la totalité des souvenirs, des perceptions des sens externes et internes, des résultats et des possibilités d'apprentissage. Ces éléments sont trop nombreux - ils sont infinis - pour être distingués par la conscience consciente : elle s'en trouve donc obscurcie. La conscience inconsciente qui supporte ce grand nombre peut être identifiée à la totalité de la personne incarnée, donc au corps vivant en tant qu'il est esprit. Cette conscience inconsciente pourrait tout aussi bien être appelée vigilance généralisée.
Entre vigilance restreinte et vigilance généralisée, il existe tous les degrés possibles de vigilance. Ce qui pourrait faire comprendre que l'on définisse l'hypnose comme un état modifié de conscience. Encore faudrait-il souligner qu'il ne s'agit plus de la conscience proprement dite à laquelle se réfère le sens commun.
L'induction de l'hypnose est le passage de la vigilance restreinte à la vigilance généralisée. Ce passage qui est toujours le fruit d'un accord ou d'une décision du patient, est favorisé par diverses techniques (fixation du regard, attention portée aux différentes parties du corps, confusion, etc.) et par l'état de vigilance généralisée dans lequel se trouve le thérapeute. C'est par ces techniques et par cet état que le thérapeute peut être dit : user de suggestion. Le pouvoir du thérapeute a donc pour fondation la largeur et l'intensité de sa veille généralisée.
Là où les modifications opérées par l'exercice de l'hypnose peuvent être comprises comme la transformation de la rigidité des habitudes, enregistrées par l'esprit conscient, en souplesse et fluidité grâce à l'expérience de la complexité et de la force de la vigilance généralisée. L'esprit inconscient met à la disposition du patient les nouvelles possibilités et capacités qui vont lui permettre de changer.
Dans cette perspective, il est facile d'admettre que l'hypnose puisse être considérée comme médicale. Elle est en effet capable de guérir certains troubles ou comportements nocifs (contrôle de la douleur, addictions, difficultés alimentaires, dysfonctionnements psychiques ou psycho-somatiques). Quelqu'un, par exemple, voudrait bien ne plus fumer. Son passage par la vigilance généralisée lui permettra d'une part de mesurer et d'approfondir le degré de sa détermination, d'autre part de prendre appui sur des forces et des intérêts nouveaux qu'il ne soupçonnait pas et qui rendent dérisoire en comparaison le plaisir de la cigarette. L'hypnose guérit alors parce que, modifiant le contexte d'une habitude, elle en détruit le ressort.
L'hypnose est aussi médicale, au sens traditionnel du terme, car elle est une manière privilégiée de développer certains aspects de cette pratique : la présence du médecin, son attention au patient, l'échange entre patient et médecin. On sait que ces traits constituent le premier remède et rendent possible l'efficacité des autres remèdes.
Lien : http://www.medecines.be/medecines-douces/hypnose/
Pourquoi l'hypnose est efficace ?
Arrêter de fumer, gérer son stress, surmonter un manque d’estime de soi… Les applications thérapeutiques de l’hypnose sont nombreuses. Et les expériences scientifiques récentes ne permettent plus de les mettre en doute.
''Vous êtes trop négative !'' Cette critique lancée par son professeur de lycée, Christiane s’en est souvenue toute sa vie. Quarante ans plus tard, cette mise en cause, apparemment bénigne, la poursuivait encore. Au travail, il lui arrivait régulièrement de se sentir dévalorisée auprès de ses supérieurs hiérarchiques. Jusqu’à ce que l’idée lui soit suggérée de se faire soigner par l’hypnose. En séance, le thérapeute lui a proposé de considérer cette phrase non plus comme une attaque mais comme un banal jugement. “En acceptant de voir ce traumatisme sous un autre jour, elle a surmonté sa blessure”, rapporte le docteur Jean-Marc Benhaiem, responsable du diplôme d’hypnose médicale de l’université de Paris vi-Pitié-Salpêtrière. Dès la première séance, Christiane s’est sentie libérée et plus sûre d’elle-même.
Les ressources de l’inconscient
Pour réparer certains dégâts commis il y a longtemps et aux conséquences bien ancrées dans nos comportements, il faut aller puiser dans les ressources de l’inconscient. C’est ce que permet l’hypnose. Les psychanalystes, schématiquement, ne font d’ailleurs pas autre chose, sauf que leur procédé est plus long. Aux dires des spécialistes, l’hypnose serait un raccourci permettant d’accéder à l’inconscient plus rapidement. Dans le cas de Christiane, le médecin a suggéré à sa patiente d’étudier la phrase destructrice avec un œil nouveau. Mais il l’a fait sous hypnose. Il s’est adressé, en quelque sorte, directement à son inconscient.
L’inventeur de l’hypnose moderne, Milton H. Erickson – on parle d’ailleurs d’hypnose ericksonienne pour décrire cette pratique désormais codifiée, – en explique le mécanisme en s’appuyant sur la distinction entre les deux parties du cerveau, les hémisphères droit et gauche. Le cerveau droit, nous apprend-il, est le siège de l’inconscient. Erickson considère l’inconscient comme “un magasin de solutions et de ressources” dans lequel l’individu puise pour résoudre ses problèmes. À l’opposé de ce cerveau émotionnel, le cerveau gauche est rationnel et analytique.
Cerveau gauche et cerveau droit
“Alors que le cerveau gauche analyse et digère les événements qu’il transforme en souvenirs, le cerveau droit les stocke ; ils restent ainsi gravés comme dans un disque dur. C’est ainsi que naissent les traumatismes”, explique le docteur Bruno Gomez, hypnothérapeute à Paris. Derrière une mauvaise expérience enregistrée dans notre mémoire, la blessure peut être plus profonde qu’on ne le croit et ressurgir à notre insu, dans des actes quotidiens de notre vie. Le cerveau gauche n’est pas d’une grande aide devant ce traumatisme ou cette difficulté récurrente : il ne suffit pas d’être conscient d’un problème ou d’un mauvais comportement pour trouver la solution.
Transformer les blessures du passé
“Les techniques de l’hypnose vont permettre de se débarrasser du contrôle conscient et de transformer les blessures du passé, ajoute le docteur Bruno Gomez. On adopte de nouveaux comportements, un autre regard sur la situation.”
En bon cartésien habitué à faire fonctionner votre cerveau gauche, sans doute penserez-vous que tout cela n’est pas très… sérieux. Détrompez-vous. Avec l’apparition de la tomographie par émission de positons (TEP), une technique d’imagerie médicale nucléaire en trois dimensions, l’hypnose a acquis une crédibilité scientifique depuis une dizaine d’années.
La première expérience significative, on la doit à Pierre Rainville, du département de stomatologie de la faculté de médecine dentaire de Montréal. Ce chercheur canadien a montré que l’état hypnotique s’accompagnait d’une modification de l’activité neuronale, variable selon la sensation de détente de l’hypnotisé. Il a en particulier observé une baisse de l’activité dans les lobes pariétaux (impliqués dans des fonctions sensorielles telles que le toucher ou la douleur) et une augmentation de l’activité dans le cortex visuel, ce qui est propice aux images mentales. Or la production d’images mentales favorise la connexion au cerveau droit, siège de l’inconscient. C’est la preuve scientifique que l’hypnose permet d’établir un pont entre cerveau droit et gauche, entre inconscient et conscient.
Un rempart contre le stress
Concrètement, cette méthode trouve des applications dans la vie quotidienne. “Toutes les problématiques qui ont un ressort émotionnel peuvent être traitées par l’hypnose : le manque de confiance en soi, la peur de parler en public, l’anxiété de la performance, les difficultés relationnelles, le stress, énumère Stéphane Roux, hypnothérapeute à Lyon. On peut également traiter les conséquences d’un harcèlement et d’une agression.”
Le dénominateur commun à toutes ces difficultés ? Elles sont la partie visible d’un traumatisme ancien : une trahison, un sentiment d’abandon, une écorchure de l’ego… “Avant une réunion difficile, l’hypnose peut par exemple vous aider à prendre de la distance par rapport à la situation que vous redoutez, en la libérant de toute tension”, explique Jane Turner, vice-présidente de la Société française d’hypnose. Autre problématique fréquemment traitée par les hypnothérapeutes : le stress, avec son cortège de troubles associés – dépendance à la cigarette, insomnie, fringales compulsives, etc. En invitant le corps et l’esprit à se détendre, l’hypnose constitue un formidable rempart contre ce stress.
Doper les performances et améliorer la mémoire
Certains hypnothérapeutes proposent même à leurs patients de repartir avec un CD de la séance, afin de se replonger chez eux dans l’état de bien-être qu’ils y ont ressenti ! En faisant travailler le cerveau droit, l’hypnose peut ainsi neutraliser ce que ces spécialistes appellent nos “poisons intérieurs”. Elle peut même doper les performances du cerveau gauche, par exemple en améliorant la mémoire. “Une personne qui a accumulé des mauvais souvenirs peut en effet souffrir de troubles de la concentration, note Stéphane Roux. Il peut en résulter des difficultés à mémoriser. L’hypnose peut aider à améliorer cette fonction.”
L’hypnose suscite à la fois fascination et appréhension. Le frein le plus puissant ? La peur de ne pas se réveiller. Si l’étymologie du mot hypnose vient bien du grec hypnos (le sommeil), l’état qu’elle induit est très particulier. Pour le prouver, on a mesuré la longueur des ondes qui parcourent le cerveau. Quand on est sous hypnose, ou dans un état de rêverie éveillée, ce sont des ondes dites alpha, entre 8 et 13 hertz, que nous produisons. Alors que pendant le sommeil, on enregistre des ondes delta, mesurées entre 0,5 et 3 hertz. Moralité : il n’y a pas de danger de ne pas se réveiller… puisque l’on ne dort pas. Le seul véritable risque, c’est que cela ne marche pas sur vous. Selon une échelle de “suggestibilité hypnotique” établie par l’université de Stanford, 5 % de la population seraient résistantes à l’hypnose et 10 % y seraient très réceptifs, parvenant à entrer rapidement en état d’hypnose profonde.
Lien : http://www.courriercadres.com/content/pourquoi-l%E2%80%99hypnose-est-efficace-0
