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''L'homme est un être magique. Il a la capacité de voler dans l'univers, pareillement aux millions d'autres consciences qui l'habitent !''. - Carlos Castaneda
Études scientifiques sur l'hypnose
L'hypnose, le thérapeute et la science :
http://www.scienceshumaines.com/l-hypnose-2c-le-therapeute-et-la-science_fr_14723.html
Saviez-vous que de nombreuses recherches électroencéphalographiques n’ont révélées aucune similitude entre éveil, hypnose et sommeil profond ou paradoxal ? Il a d’ailleurs été récemment découvert une zone spécifique du cerveau qui ne s’active que durant l’état d’hypnose. Il s’agit donc d’un état naturel, que chacun de nous expérimente au quotidien lorsqu’il est absorbé dans un ouvrage, un bon film, ou tout simplement en train de « rêvasser ». Cet état (appelé « common everyday trance » par Milton H. Erickson), communément appelé « état modifié de conscience » peut aller de la détente légère à une relaxation beaucoup plus profonde, selon les sujets, les moments de la journée, le contexte… C’est un état d’être normal, propre au règne vivant et qui semble même nécessaire au maintien de notre équilibre mental. C’est cet état que l’ hypnose thérapeutique utilise et amplifie à des fins thérapeutiques.

Références scientifiques (anglais) :

Articles divers sur l'hypnose et la science :

Hypnose : de la magie à la médecine :
http://www.savoirs.essonne.fr/dossiers/la-vie/medecine-sante/hypnose-de-la-magie-a-la-medecine/lhypnose-sous-le-regard-de-la-science-tout-sauf-de-la-magie/

Études de recherches effectuées par Pierre Rainville, chercheur à l'Université de Montréal, département de stomatologie :
Douleur : ça fait plus mal quand on y pense :
Le cerveau sous hypnose :
Neuropsychologie :
Quelques études cliniques :
Au CHU de Liège, l'anesthésiste Marie-Elisabeth Faymonville commence à utiliser l'hypnose en 1993. « J'étais alors responsable des grands brûlés et du département de chirurgie plastique, où l'on travaille beaucoup sous anesthésie locale avec sédatifs. Mais les médicaments ont leurs limites : à fortes doses, le patient devient inconscient et réagit par des comportements douloureux et agités. » Le chirurgien du service accepta de tenter l'expérience. Il ne s'agissait pas d'opérer sous hypnose seule, mais de combiner l'anesthésie locale, l'hypnose et des sédatifs en fonction des besoins. « J'ai appris les bases de la technique dans les livres et j'ai été la première surprise par les résultats. Non seulement les doses de médicaments diminuaient, mais les patients se sentaient très bien et parlaient même d'une expérience formidable. Je suis alors allée me former à l'Institut Milton-Erickson. Aujourd'hui, nous avons une expérience d'hypnosédation effectuée sur plus de cinq mille patients. »
Chez les grands brûlés, il est constaté que l'Hypnose permet non seulement l'analgésie et la mobilisation précoce du sujet, mais surtout diminue de façon constante les fuites hydro-électrolytiques et la déperdition plasmatique. Elle est largement utilisée dans les services de brûlés des Hopitaux militaires français. - Pour les brûlés, la suggestion de froid, au début, va bloquer les réactions réflexes associées, permettre une analgésie pendant les soins, et éviter de nombreuses anesthésies générales.
L’hypnothérapie dans le soulagement de la douleur et dans l’effacement du souvenir du traumatisme chez des grands brûlés :
Résumé : Cette étude a cherché à connaître les effets de l’hypnose sur la douleur et sur le souvenir d’un traumatisme chez des grands brûlés. Quarante-quatre patients hospitalisés pour des brûlures ont été sélectionnés au hasard, soit comme candidats à l'hypnothérapie, soit comme témoins. Des suggestions hypnotiques directes et indirectes ont été utilisées pour soulager la douleur et effacer le souvenir du traumatisme. Tous les patients ont reçu les soins habituels pour grands brûlés. La douleur était quantifiée selon une échelle numérique autocotée allant de 0 à 5. Le nombre de souvenirs troublants, très nets, du traumatisme, enregistré par intervalles de 24 heures, a été utilisé pour quantifier l’évocation du traumatisme. Le groupe ayant suivi l’hypnothérapie a signalé avoir ressenti des douleurs considérablement moindres que le groupe témoin, ainsi qu'une réduction significative de la douleur comparativement à la ligne de base. On a signalé une réduction notable de l’évocation du traumatisme au sein du groupe ayant suivi l'hypnothérapie, mais aucune chez le groupe témoin. Ces résultats soutiennent l’efficacité de l’hypnothérapie dans la gestion de la douleur et de l’évocation d’un traumatisme chez les grands brûlés.
Fereshteh Shakibaei, Ali Amini Harandi, Ali Gholamrezaei, Raheleh Samoei , Pejman Salehi.
Lien :
http://www.informaworld.com/smpp/content~db=all~content=a791047007
19 septembre 2007 – Une courte séance d’hypnose avant une intervention chirurgicale pour traiter le cancer du sein comporterait plusieurs avantages pour les patientes. Cette technique aurait pour effet de diminuer la douleur, l’inconfort, les nausées, la fatigue et les troubles émotifs associés à l’intervention.
C’est ce que rapportent des chercheurs du service d’oncologie de la Mount Sinaï School of Medicine, à New York, qui ont mené un essai clinique1 auprès de 200 femmes qui devaient subir une chirurgie mammaire. Juste avant l’intervention, les patientes passaient 15 minutes en tête-à-tête avec un psychologue soit pour une séance d’hypnose ou pour du soutien empathique (groupe témoin).
Comparées à celles du groupe témoin, les patientes du groupe d’hypnose auraient eu besoin de doses moins fortes d’analgésique (lidocaïne) et de sédatif (propofol) durant l’intervention. Elles ont également assuré ressentir moins de douleur, d’inconfort, de nausées, de fatigue et de troubles émotifs à la suite de l’opération.
Des économies.
Les séances d’hypnose auraient aussi permis à l’hôpital d’économiser près de 800 $ par patiente puisque les femmes de ce groupe nécessitaient moins de soins que les autres après l’opération. Les chercheurs ont tenu compte des coûts réels des médicaments employés et du personnel requis auprès de chacune des patientes dans leur calcul.
La séance d’hypnose consistait en des exercices guidés de relaxation musculaire et psychique. Le psychologue employait des techniques d’imagerie mentale et de suggestion hypnotique. Les participantes ont aussi reçu des indications pour pratiquer l’autohypnose après l’intervention chirurgicale afin de maîtriser la douleur, les nausées et la fatigue
Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net
D’après HealthDay News.
Montgomery GH, Bovbjerg DH, et al. A randomized clinical trial of a brief hypnosis intervention to control side effects in breast surgery patients. J Natl Cancer Inst. 2007 Sep 5;99(17):1304-12.
Lien : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2007091343
http://www.santeontario.com/NewsItemDetails.aspx?newsitem_id=36597022
De plus en plus de recherches font état de l'effet bénéfique de l'hypnose chez les personnes âgées, en particulier pour réduire les problèmes associés à la douleur chronique7. Une revue de la littérature scientifique8 a évalué l'efficacité de l'hypnose dans des cas de céphalées chroniques, de douleurs cancéreuses, de fibromyalgie et de douleurs chroniques d'origine mixte. Elle s'est avérée plus efficace que les soins d’usage ou les groupes de soutien. Enfin, plusieurs études de cas font état des effets bénéfiques de l'hypnose pour contrôler les douleurs chroniques difficiles à traiter9.
7. Cuellar NG. Hypnosis for pain management in the older adult. Pain Manag Nurs. 2005;6(3):105-11.
9. Jensen MP, Hanley MA, et al. Hypnotic analgesia for chronic pain in persons with disabilities: a case series. Int J Clin Exp Hypn. 2005;53(2):198-228.
Lien : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=douleur_chronique_boite_solutions_do
Dans une étude contrôlée15 l'efficacité de l'hypnothérapie a été comparée à celle de massages, auxquels était combiné l’apprentissage d’une technique de relaxation musculaire, chez 40 personnes dont la maladie avait résisté au traitement médical. Les personnes du groupe traité à l'hypnothérapie ont vu leur état général s'améliorer beaucoup plus que celles de l’autre groupe, particulièrement en ce qui concerne la fatigue matinale, les douleurs musculaires et de la qualité du sommeil.
Parmi les traitements complémentaires, les approches corps-esprit (comme le biofeedback et l'hypnothérapie, etc.) sont les plus utilisées par les personnes qui souffrent de fibromyalgie - davantage que l'acupuncture et les thérapies de manipulation comme la massothérapie et la chiropratique11. Selon les tenants de ces approches, le corps et l'esprit sont deux aspects indissociables d'une seule et même réalité, plutôt que des éléments distincts reliés entre eux.
15. Haanen HC, Hoenderdos HT, et al. Controlled trial of hypnotherapy in the treatment of refractory fibromyalgia. J Rheumatol. 1991 Jan;18(1):72-5.
Lien : http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=fibromyalgie_pm
15 février 2006 – L’hypnothérapie permettrait de réduire les symptômes associés au syndrome de l’intestin irritable (SII) et de limiter le recours aux médicaments. C’est ce que soutiennent des chercheurs de l’Université de Birmingham, en Angleterre.
Afin de mener leur étude1,2, ils ont recruté 101 patients souffrant du SII depuis plus de six semaines. Âgés de 18 ans à 65 ans, ces derniers avaient déjà reçu, sans succès, un ou plusieurs traitements destinés à soigner ce trouble intestinal. Ils ont été répartis, au hasard, dans deux groupes. En plus de leur traitement habituel, une partie des sujets ont bénéficié de cinq séances d’hypnothérapie de 30 minutes chacune. Quant aux sujets de l’autre groupe, ils n’ont eu que leur traitement habituel.
Les auteurs de l’étude ont observé que, sur une période d’un an, les deux groupes affichaient une amélioration considérable de leur état. Toutefois, les patients qui ont reçu des traitements d’hypnothérapie ont connu, au bout de trois mois, une plus grande amélioration de leur symptomatologie comparativement à l’autre groupe. Ils ressentaient moins de douleurs abdominales et de ballonnements et avaient moins de diarrhée.
Mais, au-delà de trois mois de traitement, aucune différence significative n’a été relevée entre les groupes. Pour cette raison, les chercheurs concèdent qu’avant de conseiller l’hypnothérapie à titre d’approche complémentaire pour le traitement du SII, un nouvel essai clinique plus complet devra être effectué.
L’hypnothérapie a pour but d’amener le patient vers un état de profonde relaxation. Durant l’état d’hypnose, l'inconscient occuperait l'avant-plan, laissant en veilleuse le conscient habituellement hyperactif. Grâce aux techniques de l'hypnothérapie, on pourrait rendre accessibles au sujet des ressources peu exploitées de son cerveau, en activant notamment ses pouvoirs d'autoguérison.
Isabelle Lord – PasseportSanté.net
1. Roberts L, Wilson S, Singh S, Roalfe A, Greenfield S. Gut-directed hypnotherapy for irritable bowel syndrome : piloting a primary care-based randomised controlled trial, BJGP, Feb. 2006; 56 : 115-1212. Pour un résumé de l’étude, consulter le communiqué de presse du Royal College of General Practitioners de Londres : www.rcgp.org.uk [consulté le 14 février 2006].
Lien : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006021603
Dans les années 1980, un cancérologue américain, le docteur Carl Simonton et son épouse, Stéphanie, psychologue, élaborent un traitement global du cancer prenant en compte la dimension psychologique de la maladie. Pour eux, la prédisposition à la maladie tout comme le rétablissement de l’état de santé sont liés non seulement à l’état physiologique mais aussi à l’état psychologique, aux émotions et à l’affectivité. Ils proposent un traitement global prenant en compte le corps et l’esprit, envisagés dans un continuum. Sur une période de quatre ans, ils réalisent une étude portant sur 159 personnes atteintes de cancers incurables. Le traitement psychologique, complémentaire du traitement médical, consiste à apprendre à se relaxer et visualiser avec détermination le combat contre le cancer. Lorsqu’ils écrivent leur premier livre, 63 personnes sont toujours vivantes avec une moyenne de survie de 24,4 mois depuis le diagnostic. Comparativement, la moyenne de durée de survie nationale est de 12 mois. Dans le groupe investi dans la psychothérapie, 14 personnes connaissent un phénomène de rémission, 12 voient leur cancer régresser alors que 17 autres sont stabilisés. L’une d’elle a imaginé le cancer sous la forme de viande hachée, bien identifiable sur la banquise et qui était dévorée par des chiens de traîneaux affamés représentant les globules blancs. Grâce à ce travail psychologique, ainsi qu’aux traitements médicaux, le cancer a fondu en un temps record. Pour le même type de symptôme, d’autres utilisent l’image d’un iceberg qui fond au soleil. L’énergie solaire, et particulièrement le bombardement des photons, est alors assimilée à l’action des défenses immunitaires. D’autres encore se représentent le cancer sous la forme de poussière nettoyée par des globules aspirateurs.
Statistiques du Dr. Carl Simonton :
Sur 159 patients atteints d’une forme incurable de cancer avec une espérance de survie d’une année et qui ont intégré la visualisation. De ce nombre 40% des patients étaient toujours en vie après quatre ans, et que 22% semblaient en rémission complète. Les tumeurs cancéreuses avaient disparu chez 19% de l’ensemble des patients. Donc avec la visualisation et le traitement conventionnel de médecine les patients vivaient deux fois plus longtemps que ceux qui ne recevaient que le traitement médical.
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L'hypnothérapie pour faire repousser les cheveux ?
30 mars 2006 – L’hypnothérapie pourrait favoriser la repousse des cheveux chez les patients souffrant de pelade, d’après les résultats d’un essai mené par quatre chercheuses belges1.
La pelade, appelée aussi alopécie en plaques, se caractérise par une chute des cheveux ou des poils bien circonscrite, souvent sur une zone arrondie, dans les régions pileuses du corps, en particulier le cuir chevelu et le visage. Les crises sont grandement liées au stress et à la détresse psychologique.
Les auteures de l’étude rapportent que les symptômes d’anxiété et de dépression ont été sensiblement atténués chez tous les sujets. On a pu observer une repousse capillaire significative chez douze des vingt et un patients au bout de trois à huit séances. Chez neuf d’entre eux, la repousse des cheveux était totale, un phénomène rare dans les cas de pelade avancée.
Les chercheuses expérimentent depuis cinq ans une approche hypnothérapeutique auprès de patients souffrant de cette affection pour laquelle la médecine classique offre relativement peu de traitements. Ceux auxquels on a couramment recours sont souvent d’une efficacité toute relative, d’autant plus que certains patients y sont allergiques.
La technique consiste à induire la relaxation et un état hypnotique par suggestion. Le praticien guide alors le patient dans une séance de visualisation au cours de laquelle diverses métaphores ou situations imaginaires sont évoquées. Le patient est invité à imaginer que ces images agissent sur la repousse de ses cheveux. L’hypnotiseur travaille également sur l’estime de soi des sujets, généralement mise à mal par l’aspect inesthétique qu’entraîne la maladie chez les personnes gravement atteintes.
Les chercheuses concluent que, bien que l’on ignore par quel mécanisme l’hypnose pourrait favoriser la repousse des cheveux, ces résultats préliminaires justifient la tenue d’essais cliniques plus poussés.
Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue de l’Académie américaine de dermatologie.
Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net
1. Willemsen R, Vanderlinden J, Deconinck A, Roseeuw D. Hypnotherapeutic management of alopecia areata, J Am Acad Dermatol, 10.1016/j.jaad.2005.09.025. (non répertorié dans MedLine).
Lien : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006032987&xtor=EPR-2
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Soulager la douleur chronique. Peu d’études ont évalué l’efficacité de l’hypnose contre les douleurs chroniques. Une récente revue de la littérature7 a évalué l’efficacité de l’hypnose dans des cas de céphalées chroniques, de douleurs cancéreuses, de fibromyalgie de et douleurs chroniques d’origine mixte. Elle s’est avérée aussi efficace que d’autres traitements similaires comme le training autogène (auto-hypnose) ou le biofeedback, mais plus efficace que les soins standards, les groupes de support ou l’absence de traitement.
7. Patterson DR, Jensen MP. Hypnosis and clinical pain. Psychol Bull. 2003;129(4):495-521.
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Plusieurs études de cas font état des effets bénéfiques de l’hypnose pour contrôler les douleurs chroniques difficiles à traiter, provoquées par des lésions spinales, des amputations, la sclérose en plaques, des maladies neuromusculaires et bien d’autres27. De même, l’hypnose pourrait être bénéfique en prémédication avant une chirurgie20 ou pour diminuer la douleur postopératoire en association avec le traitement usuel21.
20. Calipel S, Lucas-Polomeni MM, Wodey E, Ecoffey C. Premedication in children: hypnosis versus midazolam. Paediatr Anaesth. 2005;15(4):275-81.
27. Jensen MP, Hanley MA, Engel JM, Romano JM, Barber J, Cardenas DD, et al. Hypnotic analgesia for chronic pain in persons with disabilities: a case series. Int J Clin Exp Hypn. 2005;53(2):198-228.
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Soigner les maladies de la peau. Une synthèse d’essais cliniques et d’études de cas rend compte de l’utilité de l’hypnose pour diminuer ou même guérir certains désordres cutanés45, en particulier le psoriasis et les verrues. L’hypnose peut aussi contribuer à diminuer la douleur, l’anxiété, l’insomnie et l’inconfort liés au prurit et aux brûlures, et à contrôler certaines habitudes délétères comme le grattage. Diverses études de cas ont permis de constater une réduction importante de l'eczéma (usage de corticostéroïdes, démangeaisons, troubles du sommeil, tensions) chez les enfants et les adultes, entre autres chez ceux ayant démontré une résistance aux traitements classiques46-48. Pour les adultes, les interventions pouvaient inclure de l’auto-hypnose, de la relaxation et des approches de contrôle du stress ainsi que des suggestions directes (non grattage, sensation de fraîcheur de la peau, renforcement de l’amour-propre) et des suggestions post-hypnotiques. Pour les enfants, on a utilisé la technique de la « magic music ». Les suggestions y sont faites à l’aide d’une cassette audio que l’enfant écoute chaque soir. On y raconte une histoire, et l’enfant peut s’identifier à un personnage qui résout un problème similaire au sien. Les traitements ont été réalisés sur des périodes d’un mois et demi à sept mois, et on a constaté que les effets positifs persistaient après plusieurs mois.
45. Shenefelt PD. Complementary psychocutaneous therapies in dermatology. Dermatol Clin. 2005;23(4):723-34. 46. Stewart AC, Thomas SE. Hypnotherapy as a treatment for atopic dermatitis in adults and children. Br J Dermatol. 1995;132(5):778-83.
47. Sokel B, Kent CA, Lansdown R, Atherton D, Glover M, Knibbs J. A comparison of hypnotherapy and biofeedback in the treatment of childhood atopic eczema. Contemp Hypnosis. 1993;10(3):145-154.
48. Fried RG. Nonpharmacologic treatments in psychodermatology. Dermatol Clin. 2002;20(1):177-85.
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Soulager la douleur aiguë et l’anxiété qui y est associée. Le soulagement de la douleur requiert généralement des traitements diversifiés. L’hypnose est une technique de choix en complément aux traitements médicamenteux habituels. Une revue d’essais cliniques randomisés7 conclut que l’hypnose est supérieure ou égale aux autres traitements complémentaires (thérapie comportementale, relaxation, distraction, soutien émotionnel) pour réduire la douleur dans le cas d’interventions médicales particulièrement pénibles (chirurgie, ponction de moelle, soins aux brûlés). D’autres études ont confirmé que son utilisation durant des procédures opératoires pouvait avoir une efficacité réelle sur la douleur et l'anxiété’8-10,14.
8. Lang EV, Rosen MP. Cost analysis of adjunct hypnosis with sedation during outpatient interventional radiologic procedures. Radiology. 2002;222(2):375-82.
9. Lang EV, Benotsch EG, Fick LJ, Lutgendorf S, Berbaum ML, Berbaum KS, et al. Adjunctive non-pharmacological analgesia for invasive medical procedures: a randomised trial. Lancet. 2000;355(9214):1486-90.
10. Faymonville ME, Mambourg PH, Joris J, Vrijens B, Fissette J, Albert A, et al. Psychological approaches during conscious sedation. Hypnosis versus stress reducing strategies: a prospective randomized study. Pain. 1997;73(3):361-7.
14. Ashton C, Jr., Whitworth GC, Seldomridge JA, Shapiro PA, Weinberg AD, Michler RE, et al. Self-hypnosis reduces anxiety following coronary artery bypass surgery. A prospective, randomized trial. J Cardiovasc Surg (Torino). 1997;38(1):69-75.
Autres études :
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Le Pr J. Atchenberg, dans le livre "Imagery in healing", il écrit ceci d'extraordinaire : "Nous avons entrainé 2 groupes d'étudiants a créer des images mentales spécifiques. Un groupe a appris a visualiser des neutrophiles, on leur expliqua où ils sont et à quoi ils servent. Le second groupe visualisa des cellules T. Les deux sont des globules blancs qui naissent dans la moelle osseuse. Les neutrophiltres sont la première ligne de défense contre les envahisseurs non spécifiques. Les cellules T prennent naissance dans le thymus et circulent dans la lymphe. Ils attaquent, entre autres, les virus et les cellules cancéreuses.
Un résultat surprenant... Le groupe qui apprit à visualiser les neutrophiles eut des changement significatifs dans son nombre de neutrophiles (mais les cellules T ne bougèrent pas). Le groupe qui apprit à visualiser des cellules T eut des changements significatifs dans son nombre de cellules T, et leur nombre de neutrophiles ne bougeant pas.
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En 1983, Bernauer Newton étudie l'apport de cette pratique sur 283 personnes atteintes de cancer métastasé. Il s'inspire de la méthode Simonton et propose aux malades de visualiser de façon active le processus de guérison. Cent cinq personnes ont bénéficié de 10 heures d'hypnose, traitement jugé adéquat par l'équipe thérapeutique. Newton confirme les travaux précédents et observe une diminution significative des effets secondaires liés aux traitements médicaux, des douleurs, nausées et vomissements, de l'insomnie, de l'anxiété et de la détresse. Les malades bénéficient en outre, d'une meilleure relation avec leurs médecins, d'une augmentation de leur qualité de vie, de leur appétit, de leur relaxation et profitent avec satisfaction du contrôle qu'ils peuvent exercer sur leurs difficultés. Pour les 105 sujets ayant bénéficié de 10 heures d'hypnose, la durée de survie est de 35,5 mois, soit le triple de la moyenne nationale. Newton observe par ailleurs 9 rémissions spontanées, attestées par les équipes médicales. (1) Il est cependant à déplorer, à l’occasion de ces deux recherches, une faille méthodologique importante. En effet, la population n'a pas fait l'objet d'une randomisation - tirage au sort et affectation aléatoire des sujets aux différents groupes témoin et expérimental. Ainsi, le groupe contrôle a été constitué à partir d'une moyenne nationale. Malgré cela, il semble évident que des recherches de cet ordre ouvrent des perspectives passionnantes pour les études ultérieures. De fait, Newton pense que, dans certains cas, l'hypnose et la visualisation peuvent contribuer à renverser le processus pathogène. Cette technique contribue à modifier l'attitude psychologique de personnes malades, réaffirmant leur confiance en soi et réamorçant leur capacité à stimuler leur état de santé.
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En 1988, l'équipe du docteur Gruber réalise une étude présentant des garanties méthodologiques beaucoup plus appréciables que celle de Newton, précédemment citée. Il propose à des personnes atteintes de cancer de visualiser le combat qui oppose les forces du système immunitaire à leur maladie. Ces chercheurs constatent que ces exercices augmentent la formation des lymphocytes. Ils remarquent également l'augmentation de la production d'anticorps et de cellules d'interleukine-2 dont le rôle est de stimuler l'activité des cellules NK et T. Grâce à cette pratique, les personnes ayant participé à cette étude montrent une augmentation de leur résolution à vaincre la maladie. (188)
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1978 - À Londres, Angleterre, un groupe de grands brûlés participèrent à une expérience médicale qui s'avéra plus concluante au niveau analgésique que les traitements classiques.
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1978 - Université de Tasmanie (Australie) 75 fumeurs essayèrent l'hypnose pour se débarrasser du problème. 45 patients abandonnèrent le tabac et 6 mois plus tard 35 n'avaient toujours pas repris.
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Dans une étude devenue célèbre, l'équipe de David Spiegel étudie les effets du traitement psychosocial sur la durée de la survie. Quatre-vingt-six femmes souffrant de cancer métastasé du sein sont réparties dans deux groupes, contrôle et expérimental. Pendant un an, 50 femmes sont invitées à participer à une thérapie de groupe hebdomadaire, où elles ont la possibilité d'exprimer leurs émotions et de partager avec d'autres leur expérience de la pathologie. Elles bénéficient par ailleurs de l'apprentissage de l'auto-hypnose destiné à contrôler la douleur. Dans le groupe ayant suivi ces séances, les personnes ont moitié moins de douleurs, moins de troubles de l'humeur, de réactions de peur et de comportements inadaptés. Mais surtout, la survie du groupe contrôle est de 18,9 mois. Celle du groupe expérimental est de 36,6 mois, soit presque exactement le double. David Spiegel émet l'hypothèse que l'expression des émotions associée à l'auto-hypnose a pu modifier les systèmes neuro-immuno-endocrinologiques, et augmenter ainsi la durée de la survie.
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1985 - L'Hôpital du Berkshire (G.B.) permit d'étudier l'hypnose sur des acouphènes. 1 sur 14 vit une baisse des sons. 6 patients firent état d'une nette amélioration.
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1985 - États-Unis, en dentisterie, 23 patients souffrant de douleurs musculaires reliées à la chirurgie furent mis sous hypnose. 12 notèrent un disparition complète des symptômes et dix notèrent une diminution sensible. Des tests de contrôle 10 mois plus tard attestèrent de la durabilité du traitement.
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Dans les années 1990 - CHU de Liège (Belgique), le Dr Marie-Elisabeth Faymonville développe la technique d'hypnosédation avec laquelle elle réalise plus de 3 500 interventions chirurgicales.
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1992 - États-Unis, 41 patients soignés pour des verrues. 80% furent guéris par des suggestions sous hypnose. Ce fut une réussite complète pour les enfants d'âge prépubère. 33 patients connurent une rémission complète et durable.
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2000, l'étude de LANG concerne 241 adultes dont 82 ont bénéficié d'une hypnosédation pendant un acte radiologique invasif douloureux (artériographie, ponctions/biopsies, etc.) : L'hypnose a permis de maintenir les niveaux d'anxiété et de douleur des patients très bas ou plats pendant toute la durée de la procédure des actes.
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Une des études les plus récentes concerne des fumeurs hospitalisés pour des problèmes cardio-pulmonaires et volontaires pour essayer d’arrêter leur intoxication tabagique. Ses résultats viennent d’être présentés au congrès de l’American College of Chest Physicians, à Chicago. A leur sortie de l’hôpital, ces patients ont eu le choix entre des séances d’hypnose, des traitements de substitution nicotinique, les deux, ou un sevrage brutal, sans aide particulière, hormis les traditionnelles brochures de conseils données à tous. Plus de 6 mois après leur sortie de l’hôpital, la moitié des patients ayant suivi l’hypnothérapie, seule ou associée aux substituts nicotiniques, étaient devenus non fumeurs, contre un quart de ceux n’ayant bénéficié d’aucune aide et seulement 15,8 % de ceux prenant uniquement les substituts nicotiniques. Les auteurs de ce travail concluent donc que l’hypnose devrait être incluse dans les programmes d’arrêt du tabac.
Côté recherche, une étude de Marie-Claire Gay, Pierre Philippot et Olivier Luminet compare trois groupes souffrant de douleurs chroniques et soumis soit à un traitement par l'hypnose, soit à la relaxation, soit à la condition standard (recours aux médicaments classiques). L'hypnose réduit la douleur ressentie par les patients de plus de 50 % en quatre semaines. La relaxation produit un effet moindre (30 %) et il lui faut huit semaines pour l'obtenir. Les deux thérapies permettent de réduire les doses de médicaments par rapport au groupe témoin. Ces résultats suggèrent que l'hypnose ne peut être ramenée à un effet placebo, ni à une simple relaxation.
M.-C. Gay, P. Philippot et O. Luminet, « Differential effectiveness of psychological interventions for reducing osteoarthritis pain: A comparison of Erickson hypnosis and Jacobson relaxation », European Journal of Pain, 2002.


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